Site officiel de la commune de Pomarez

Pomarez et la Préhistoire

Les traces les plus anciennes actuellement connues de la présence humaine sur le sol de la commune de Pomarez remontent au Néolithique ; on trouve en effet dans la commune des tumuli de l’Age du fer. A partir du Ve millénaire av. J.-C. ces groupes d’agriculteurs-éleveurs érigent des monuments de grandes pierres, les mégalithes, dont une partie (les dolmens) a une fonction funéraire. Notre région a conservé quelques témoins de ces pra­tiques, en particulier en Chalosse. Mais peu à peu, à partir du IIIe millénaire av. J.-C., les sépultures sont souvent recouvertes d’un tertre de terre, ou tumulus.

L’absence de témoignages plus anciens de la fréquentation par les hommes du ter­ritoire de l’actuelle commune de Pomarez tient simplement à la carence des re­cherches. Nul doute que si de telles investigations étaient menées à l’avenir, le sous-sol de Pomarez livrerait bien des vestiges matériels des civilisations préhistoriques.

Dès les années 1880, les pionniers landais de l’archéologie, réunis au sein de la Société de Bor­da, commencent à fouiller les tumulus, qu’ils repèrent sur les coteaux de Chalosse. Dans les alentours, ils en dressent un inventaire avec une carte assez précise en 1884. Elle mentionne l’emplacement de 37 tertres, dont 15 pour la seule commune de Pomarez. Suite à une fouille menée en 1968, une dalle de grès extraite d’un tumulus est visible sur la place de l’église.

En 1892, a été mis au jour à 5 km du bourg de Pomarez, un vase de terre contenant 380 pièces d’argent. Il s’agit de monnaies « gauloises » de petite taille. Dès la découverte, les numismates de l’époque attribuèrent ces monnaies primitives aux peuples installés dans notre région avant la conquête romaine, discutant toutefois leur identité.

Il a été proposé à titre d’hypothèse de travail, que la frappe monétaire du type Pomarez était l’œuvre du peuple des Tarbelli ou de celui des Tarusates, voisins.

La période gallo-romaine et la légende de Tastoa

Au lieu-dit Tastoa, aux confins de Mouscardès, Estibeaux et Pomarez, a été signalée à plusieurs reprises à la fin du XIXe s. la découverte de tuiles à rebord, fragments d’amphores, poteries nombreuses de l’Antiquité. La présence dans le sous-sol de substructions de murs a aussi attiré l’attention. Entretenu par quelque légende d’un trésor de pièces d’or, le fantasme d’une ville romaine prit corps. Bien entendu, les fondations mises au jour à Tastoa ne sont pas celles d’une véritable ville antique, contrairement aux interprétations fantaisistes qui ont couru à ce sujet à la fin du XIXe s., mais simple­ment les substructions d’établissements ruraux gallo-romains.

Pomarez : un toponyme d’origine romaine ?

La tradition orale relayée par l’érudit André Bautiaa, auteur de la première monographie (Pomarez à travers les siècles) prétend que Pomarez (Pomarès jusqu’au XIXe siècle) viendrait du latin Pomarium, qui signifie littéralement « verger » (de poma, le fruit). Ces lieux auraient été un lieu planté de fruitiers.

Un élément tangible, en tout cas, d’une époque ancienne est le castrum de terre, camp d’origine romaine (situé dans l’actuel jardin public). Ceint d’une levée de terre encore visible, ses dimensions correspondraient à celles utilisées dans l’Antiquité.

Depuis le Moyen-Âge jusqu’à la fin de l’Ancien Régime

Pomarez a connu des évolutions significatives. Il est établi que c’est un important village de Chalosse. Même s'il n'est pas devenu le chef-lieu de son canton, il a toujours représenté sur les plans économique, commercial et agricole une influence prépondérante. L’implantation de marchés importants au Moyen-Âge, qui ont perduré jusqu’à la fin du XXe siècle,  traduit bien cette importance économique.

Plusieurs historiens s’accordent pour dater le vestige bâti le plus ancien au XIe siècle : il s’agit du clocher fortifié qui domine l’entrée ouest du bourg. Son allure actuelle et imposante est récente (1905). Nettement moins élevé à l’origine, il constituait l’extrémité fortifiée de l’église Notre-Dame, mentionnée dans les textes depuis le début du XIIIe siècle. Il ne s’agit en aucun cas d’un vestige de « château fort ».

De temps immémorial, c’est Notre-Dame de l’Assomption, à qui est dédicacée l’église, qui est patronne de la ville (fêtée le 15 août). Historiquement, c’est à cette date-là que se déroulent les principales festivités.

Une autre église a existé dans le territoire de la commune. Il s’agissait de l’église Saint-Pierre-de-Beyrie située sur la route de Dax aux confins de Pomarez et d’Ozourt. Cet édifice a disparu depuis plusieurs siècles.

De l’époque des seigneurs, le village conserve de nombreuses traces. C’est à cette époque que le village s’est structuré. C’est la famille de Caupenne d’Amou (seigneurs d’Amou) qui furent les derniers seigneurs de Pomarez.

Après la Révolution et au cours du XIXe siècle la ville se dote d’une grande halle (devenue salle des fêtes) et d’une nouvelle mairie. C’est aussi à cette époque que sont attestées les premières arènes publiques structurées (en bois démontables). Cet aspect sportif et traditionnel est une caractéristique importante du village qui va s’ancrer dans son identité.

De nos jours

Au XXe siècle, les marchés, les courses de vaches (courses landaises) ont été l’occasion d’animations remarquables et de grande renommée. Des arènes en ciment armé sont construites au début des années 1930. A la suite de cela, et après la Seconde Guerre mondiale, le développement de diverses activités sportives (telles que le basket-ball ou le rugby) ouvrent la voie à un foisonnement associatif toujours très présent.

En outre, la couverture des arènes (une première en France et bien au-delà !) permet, contre toute attente, l’organisation d’une grande et flamboyante série de concerts et spectacles de théâtre, variétés et music-hall avec les plus grandes stars de l’époque.

Actuellement, ce sont des rencontres sportives régionales de basket-ball, des concerts et bien-sûr des événements tauromachiques majeurs de la course landaise qui participent à la réputation de Pomarez et de ses arènes couvertes.

 

  • Sources

ARAMBOUROU R., THIBAULT Cl., DELPECH F., 1969, Les recherches archéologiques dans les Landes au cours de l’année 1968, Bull. Soc. Borda, p. 235-268.

BAUTIAA (André), Pomarez à travers les siècles, La République des Pyrénées, Pau, 1970.

CALLEGARIN L., 2004, Monnaies et circulation monétaire en Aquitaine méridionale dans l’Antiquité, 25 ans d’archéologie en Béarn et Bigorre, Archéo. des Pyrénées occidentales et des Landes, hors-série n° 1, p. 81-90.

CAMIADE G., 1885, Découverte de nouveaux tumulus sur les landes de Clermont, Estibeaux et Pomarez, Bull. Soc. Borda, p. 65-72.

DUFOURCET E., TESTUT L., 1885a, Les tumulus des premiers âges du Fer dans la région sous-pyrénéenne. Fouilles de 16 tertres dans les landes d’Estibeaux et de Pomarez, Bull. Soc. Borda, p. 307-310.

GUICHENUY (Vincent) (sous la direction de), POMAREZ, tome 1, Société des amis de l’église de Pomarez, 2015.

MERLET J.-C., 2009, Le mégalithisme dans les Landes, Bull. Soc. Borda, p. 311-334.

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